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Bilan du Cinquantenaire de la fête de l’indépendance du Bénin : Entre déception et lueur d’espoir PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 30 Juillet 2010 08:57

Boni_Yayi1er août 1960-1er août 2010, cela fait exactement 50 ans que le Bénin est indépendant. Cinquante ans dans la vie d’une nation, ce n’est pas peu, ce n’est pas non plus beaucoup.

Et le Bénin, à l’instar de tous les pays africains qui ont accédé à la souveraineté internationale à la même période, poursuit son petit bonhomme de chemin avec ses hauts et ses bas. Mais, ce qu’on peut retenir de façon générale, c’est que l’enthousiasme, l’euphorie et la joie qui avaient animé les Dahoméens puis Béninois par la suite au lendemain du 1er août 1960, se sont estompés et ont laissé place à l’amertume et à la déception. Et pour cause ! Les dirigeants qui se sont succédé à la tête du Bénin depuis cette date jusqu’à maintenant, ne sont malheureusement pas arrivés à rendre le bonheur aux Béninois malgré leur bonne volonté. Ce qui fait que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Malgré des avancées notables sur le plan politique, il est à noter que beaucoup reste à faire sur le plan économique. C’est à cela que s’attèle le Chef de l’Etat, Boni Yayi depuis son investiture à la présidence de la République le 06 avril 2006. A travers ses différentes actions dans tous les domaines et qui sont perceptibles par tous, le Chef de l’Etat a décidé de redonner espoir au peuple béninois.

 

Stabilité au plan politique

L’histoire politique béninoise peut être divisée en trois étapes à savoir la période de 1960 à 1972 ; celle de 1972 à 1990 et enfin de 1990 à nos jours. Si le Bénin est aujourd’hui politiquement stable et qu’il est envié de par le monde entier sur ce plan, c’est grâce à la volonté et à la détermination des Béninois qui reviennent de loin. En effet, la période de 1960 à 1972 a été la plus instable avec une succession de coups d’Etat où près d’une dizaine de Présidents se sont succédé au pouvoir sans grand résultat. Le régionalisme, le tribalisme et l’ethnocentrisme étaient devenues les choses les mieux partagées au point où les Dahoméens d’alors se demandaient si l’indépendance acquise au prix de sacrifices n’était qu’une erreur. Le peuple dahoméen d’alors ne savait plus à quel saint se vouer quand Mathieu Kérékou et un groupe de militaires firent irruption dans l’arène politique le 26 octobre 1972 avec l’engagement ferme de donner à ce peuple « l’espoir d’une aube véritablement nouvelle ». Commence alors la seconde période de l’histoire politique du Bénin jusqu’à la fin de 1989. Ayant pour slogan « la branche ne se cassera pas dans les mains du Caméléon » (nom dont il s’était affublé au temps de la révolution), Mathieu Kérékou qui a régné en « dictateur » pendant environ 18 ans sur le pays, n’a malheureusement pas su redonner confiance aux Béninois. La suite, tout le monde la connaît. C’est la conférence des forces vives de la Nation qui a changé d’option et a mis résolument le Bénin sur le chemin de la démocratie avec un multipartisme intégral. C’est le début de la troisième période qui va de 1990 à nos jours. Nicéphore Soglo, alors Premier ministre de la transition puis élu premier Président de l’ère du Renouveau démocratique a réussi à redonner confiance aux Béninois. Depuis lors, les Institutions de la République consacrées par la Constitution du 11 décembre 1990, fonctionnent normalement et les élections se déroulent à bonne date. L’exemple béninois qui a changé de régime, passant de la révolution à la démocratie sans effusion de sang, a fait des émules et continue d’en faire d’ailleurs dans le monde entier car partout le Bénin est cité en exemple. Seulement, le pluralisme démocratique prôné a entraîné la création des partis politiques à tour de bras et cette situation crée plus de problèmes qu’elle n’en résout. Néanmoins, vingt ans après, on peut sans risque de tromper, affirmer que la stabilité est indéniable au Bénin même si de temps en temps quelques crises liées à l’animation de la vie politique nationale, viennent perturber les Béninois. Malgré cela, le Bénin poursuit inexorablement sa marche vers des lendemains meilleurs.

 

Des efforts à faire sur le plan économique

Si la stabilité est une réalité au plan politique, elle ne l’est pas encore sur le plan économique. Sur ce plan, beaucoup reste à faire. C’est d’ailleurs, pour cette raison que le Chef de l’Etat, Boni Yayi s’évertue à dire à chaque fois que la nation béninoise est stable au plan politique et qu’il faut concentrer les efforts pour faire décoller le pays économiquement. Ce n’est pas exagéré de dire que depuis 1960, le Bénin peine à décoller sur le plan économique. Les différents régimes qui se sont succédé ont essayé de faire ce qu’ils peuvent avec des résultats mitigés. Mais depuis avril 2006, Boni Yayi a donné un contenu au développement économique du Bénin. Il a décidé d’activer la dynamique de pays émergent à travers un développement harmonieux et équilibré de toutes les régions du Bénin. Il suffit de faire un tour dans la ville de Cotonou et dans les autres localités pour s’en convaincre. Avec sa vision prospective, il a mis tout le pays en chantier et est toujours à la recherche de financement auprès des bailleurs de fonds pour les nombreux programmes ambitieux qu’il a pour le développement du Bénin. Ce n’est pas que les prédécesseurs de Boni Yayi ont démérité dans le domaine. C’est plutôt que le Chef de l’Etat actuel en a fait son cheval de bataille et la priorité des priorités. Malheureusement, ces efforts sont annihilés par les actes de corruption et de mal gouvernance qui sont deux fléaux qui minent le développement économique de tout pays. Sur ce plan, ce serait faire preuve de mauvaise foi que de dire que le Président de la République et son gouvernement dorment sur leurs lauriers. Etant donné que la corruption et la mal gouvernance ne datent pas d’aujourd’hui, ce n’est pas en cinq ans que ces maux vont disparaître. C’est dire donc que c’est un travail de longue haleine qui mérite d’être soutenu par tous. Boni Yayi qui est à la tête du Bénin en ce moment en est conscient et s’évertue à travers des programmes et projets à donner une lueur d’espoir à la jeune génération en perte de repère. Les Béninois l’ayant compris ont décidé de l’accompagner et de le soutenir dans ses nombreuses initiatives. Il suffit que la politique politicienne lui laisse les coudées franches pour que le concept « Bénin, pays émergent » employé dans tous les discours officiels, devienne enfin une réalité.

Par : Edgar GNIMAVO / Aube Nouvelle

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